Au nom du ventre ( Partie 1)

Destination de ce que nous mangeons ou buvons, le ventre a un rôle social qu’on ne soupçonne pas. Du simple débrouillard vendeur de DVD pirates au plus important des ministres de la République, le ventre est au cœur des préoccupations. Je vais appuyer mes affirmations avec quelques faits et réalités.
Quelques bouches à nourrir

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Être vendeur de DVD pirates ou cireur de chaussures n’est pas de tout repos. Ce n’est pas non plus le premier choix de carrière d’un jeune. Il faut donc une grosse motivation de la part de celui qui en fait son gagne-pain.
Généralement cette personne-là a déjà revu ses ambitions à la baisse. Du moins pour l’instant. Ce n’est plus la gueule enfarinée qui espère relever d’énormes défis à brève échéance ( voitures, maisons, voyages…)
À la question de savoir pourquoi il fait ça, il vous donne une réponse toute faite : « J’ai des bouches à nourrir ».
Autrement dit c’est le ventre qu’on cherche à satisfaire et rien de plus.
Sachant l’énorme masse de gens qui vivent de la débrouille, on se sent interpellé : Lubumbashi, notre belle métropole, marche donc au rythme du ventre.
L’image que cela évoque

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À mon avis marcher au rythme du ventre et ramper revient au même. Car pour ramper on a besoin de son ventre.
Cela évoque chez moi l’image du serpent : l’animal le plus honni et le plus craint. Qui ne chercherait pas donc un bâton pour écraser au moins la tête d’un boa ou d’une vipère?
Justement la grande majorité des débrouillards doivent faire avec les matraques des policiers chargés de réprimer les marchands ambulants. C’est sans état d’âme que bidasses et policiers de quatrième classe renversent des étales de fortune et fouettent ceux qui résistent.
Le parallèle entre le sort des serpents et le sort des débrouillards est évident. Ces derniers sont honnis parce qu’ils n’ont pas droit de cité ( comme le serpent donc.) Ils sont craints parce que leurs petites entreprises sont tellement compétitives que la concurrence ne survivrait pas. Chez un marchand ambulant, vous êtes sûr d’obtenir un rabais sur le prix d’une marchandise. Contrairement à ce que croit le commun de mortels, cette marchandise n’est pas toujours le fruit de la contrefaçon. Ne me demandez pas comment Monsieur le débrouillard s’en est procurée. Je n’ai pas les moyens de mener une enquête à ce sujet.
On se rend compte par ailleurs que d’autres catégories de personnes vivent au rythme du ventre. Mais de cela, nous allons parler dans la suite de cet article, laquelle suite paraîtra demain à cette même heure.

2 commentaires sur “Au nom du ventre ( Partie 1)

  1. « À mon avis marcher au rythme du ventre et ramper revient au même. Car pour ramper on a besoin de son ventre. » C’est très intéressant tout ça, même métaphysique. ça veut tout dire

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