Invisibles dans les rayons des super marchés

Toujours soucieux de voir les productions agropastorales locales être valorisées, j’ai décidé d’écrire ce billet après un constat fait dans les rayons des super marchés de ma ville. En effet les rayons des super marchés de Lubumbashi sont plutôt bien approvisionnés. On y trouve toutes les denrées ou presque. Par ci du miel produit par une coopérative agricole française. Par là du boeuf en conserve venu du Brésil. Des articles qui attirent aussitôt l’attention du visiteur.
Pour un étranger, c’est sûrement sympa de retrouver des produits qu’il avait l’habitude de consommer. De quoi soulager quelque peu le mal du pays.
Mais pour le natif du coin, le constat est triste. Pas moins de 99 % des produits vendus dans les grandes surfaces sont des biens importés. Une fois franchie la porte, il a l’impression de faire un petit voyage à l’étranger. Que des noms d’aliments qu’il n’a jamais connus dans son enfance! Inutile de rechercher par ici le poisson du lac Tanganika ou la tomate d’une exploitation agricole de la place. Quelques produits locaux parviennent cependant à se faire une petite place, et encore, il faut être méticuleux dans les recherches afin de pouvoir les retrouver.
Il est vrai que la production agropastorale locale n’est pas abondante et a du mal à parvenir dans les centres de consommation à cause du manque des routes. Il n’est pas moins vrai aussi plus que les Lushois mangent essentiellement ce qui est produit localement les biens manufacturés exclus.
Je souhaite voir dans les rayons des super marchés de plus en plus de ces produits du terroir afin qu’ils puissent acquérir plus de valeur ajoutée. Car, je ne le dirais jamais assez, ce sont nos propres aliments qui aideront à lutter efficacement contre la faim. Ce n’est ni le riz pakistanais ni la pomme de terre européenne qui pourront nourrir les plus de 70 millions des Congolais.

7 commentaires sur “Invisibles dans les rayons des super marchés

  1. Un vrai problème en effet. Nous sommes dans une vision d’importation systématique et massive, sans trop de valorisation des ressources endogènes. C’est très étrange. Et ce n’est pas certainement pas comme ça qu’on va lutter contre la faim!

      1. la production locale est à un stade embriyonnaire. ce que produit un congolais c’est juste pour subsistance il ne peut pas faire une production qui lui permettra de consommer et vendre le reste.

        1. Vous n’y êtes pas du tout mon cher.Que dire du manioc du Bandundu qui est vendu à Kinshasa.Du maïs du katanga qui est vendu au kasaï. Je ne crois pas que notre production agricole est trop faible pour mériter d’être vendue dans un super-marché.

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