lettre au chroniqueur du Gondwana

Cher Monsieur le chroniqueur,

Puisque ta chronique est devenue indispensable au mediavore, que je suis, je n’ai pas résisté à l’envie de t’adresser enfin une lettre.

D’emblée j’aimerais que tu ne t’offusques pas du fait que je prend la liberté de te tutoyer, hein! Tout comme tu ne prends jamais la peine de frapper à ma porte avant d’entrer dans ma maison et de maltraiter l’actualité sans état d’âme. De même je n’ai pas cherché à m’embarrasser de pirouettes diverses et variées pour te faire comprendre combien je me sens proche de toi.

Ceci étant dit, revenons à l’essentiel…

Il m’arrive assez fréquemment de cesser toute activité et de prendre la meilleure position d’écoute dès que je vois poindre l’heure H: 8h57′ c’est l’heure de la première diffusion de la chronique du jour. En tout cas je préfère écouter la chronique en première que de l’écouter après en avoir entendu parler sur twitter ou facebook.

Cher Chroniqueur du Gondwana, je m’assure toujours que mon transistor a deux piles bien chargées. Non pas que je sois réfractaire au développement à l’heure du baladeur numérique et autres gadgets hi-tech. En tant que Gondwana tu es au courant des difficultés que tes compatriotes ont pour avoir du courant en permanence. Alors cela il  ne suffit pas de se procurer le dernier I-phone. Encore faut-il savoir comment le charger sachant que la Société Nationale D’Électricité est l’ombre d’elle-même (Ceci est un euphémisme).

Grâce à ta chronique j’en ai appris davantage sur le Président Fondateur et sa relation au pouvoir. je connais désormais le sens de la devise qui guide ses actions: « Président Fondateur un jour, Président Fondateur toujours » .

Il n’en reste pas moins vrai que c’est un personnage dont on n’a pas fini d’être surpris de la capacité d’innovation électorale. On n’a connu des élections à deux tours, des élections à un tour, des élections à demi-tour et des élections « peut-être ». ce dernier type d’élections ayant sa préférence.

le mois dernier, il m’a été rapporté qu’une grande découverte scientifique a eu lieu grâce justement à un coup de pouce du Président Fondateur. Le « Virus du 30 Octobre » a finalement été isolé. Quelle bonne nouvelle! C’en est fini de la propagation de ce dangereux virus à travers les médias sociaux tel que Facebook et Twitter. Félicite Président Fondateur de ma part.

Je reste néanmoins sidéré par la discrétion dont fait preuve la famille du Président Fondateur ces derniers temps. Ce, alors que le marigot politique gondwanais est sans cesse en ébullition. Qu’en est-il de junior numéro 1? Espère-t-il toujours succéder un jour à son cher papa?

Si cela ne te dérange pas je vais terminer ma lettre par ici tout en en t’adressant mes salutations les plus chaleureuses.

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