Le Congo de Lumumba: 55 ans après*

30 juin 1960 – 30 juin 2015, l’heure de vérité a sonné en RD Congo

55 ans c’est suffisant pour qui veut faire rêver l’univers, mais s’il faut faire un bilan pour la RD Congo, il est mitigé.

Tout succès exige une action,  … rompons avec la routine…  et commençons tout de suite.

Inadmissible, inacceptable, incompréhensible que la RD Congo qui à son accession à l’indépendance en 1960 avait le même niveau de vie que le Canada et la République Sud Africaine soit comptée aujourd’hui parmi les pays en développement. Nous avions avancé d’un pays et reculé de cents ! Hic.

Un sous-sol riche, un sol fertile, un climat exceptionnel, une géographie unique, une démographie impressionnante, un peuple intrépide, tous les ingrédients sont réunis pour décoller. Ces énormes potentialités congolaises nous rendent responsables du bonheur de l’humanité.

Il n’est un secret pour personne, il nous faut réunir beaucoup de moyens pour y arriver. Si l’on en croit le DSCRP (Document de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la pauvreté) 1ère génération pour faire du congolais un homme digne et respectable, les besoins en financement sont estimés à plus de 15 milliards de dollars américains.

Tout peuple qui fait fi de la bonne gouvernance est condamné. Son avenir est derrière lui.

Appliquons-la, c’est la clé.

La bonne gouvernance se définit comme la capacité d’un Etat à pouvoir gérer ses affaires économiques publiques et privées grâce à des institutions, des mécanismes et des procédures connues, le tout dans une efficacité, une efficience et une équité en vue du bien être des individus, des collectivités,

C’est possible si chaque congolais qui qu’il soit, où qu’il se trouve et quoi qu’il fasse décide d’agir autrement. Penser autrement, lutter autrement, travailler autrement, prier autrement, rêver autrement.

Le militaire ça protège l’intégrité du territoire en toute loyauté.

L’enseignant ça enseigne au prix du sacrifice pour l’intérêt de la nation.

L’infirmier ça n’exige pas des moyens avant la prise en charge des patients.

L’ingénieur ça construit en toute sincérité et avec dévouement soutenu.

Par-dessus tout, le politique rend service et sert de modèle et repère en s’appuyant sur la justice.

Tout ceci est resté un vœu pieux à cause du manque de leadership éclairé et visionnaire.

L’élite est et demeure l’éclaireur de la société, le socle de la prospérité et l’âme de l’émergence.

En lieu et place de bonne fête de l’indépendance, nous exhortons le peuple congolais à doubler d’ardeur au travail.

55 après l’indépendance, le Congo de Lumumba fait face à des défis majeurs ayant trait à l’économie. Jamais notre pays n’a été aussi Capable de produire plus de richesse chaque année. D’où le taux de Croissance de plus de 5% en moyenne qu’on enregistre depuis près d’une décennie.

Mais cette performance est, à mon sens, annihilée par deux problèmes

Sociétaux: l’explosion démographique et la corruption.

L’explosion démographique est globalement une des causes du non recul du taux de pauvreté malgré la forte croissance économique. Il en est de même de la corruption qui, par ailleurs, a pour conséquence une très mauvaise répartition des richesses( Existence dans une même société d’une classe de très riches et d’une classe de très pauvres).         

Il importe donc, d’une part, de maitriser le taux de croissance démographique en donnant accès à tous aux différentes méthodes de Contraception. Et d’autre part, de s’attaquer efficacement à la Corruption sous toutes ses formes grâces notamment à la reforme en profondeur de notre système judiciaire.

(*) article co-écrit avec la blogueuse Chantal Faida

Crédit photo: digitalcongo.net

2 commentaires sur “Le Congo de Lumumba: 55 ans après*

  1. Bonjour mon cher ami. J’ai bien lu avec plaisir ta publicatio: J’aimerais faire deux observations:
    – La démographie n’est pas un facteur du recul économique. Au contraire, elle en est un élémemt favorisant. En effet pour que l’économie soit florissante, il faut des gens pour travailler et consommer ce que l’on produit. Je m’arrête à cet exemple banal.
    – Tu as parlé de tout ce qui mine le Congo sans parler des guerres qu’elles soient économique, militaire ou socio-tribales. C’est un grand goulot à l’émergence de cette grande moitié du continent africain.

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