Les plats préférés des lushois http://mpishi.mondoblog.org Des chroniques cent pour cent exquises Fri, 19 Jan 2018 05:46:24 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.11 Un Lushois chez les Abidjanais (sixième partie) http://mpishi.mondoblog.org/2018/01/19/1221/ http://mpishi.mondoblog.org/2018/01/19/1221/#respond Fri, 19 Jan 2018 05:32:23 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1221 © Wikimedia commons Ce jour-là, Patrick en profita pour en savoir davantage sur la signification des paroles de certains tubes en lingala des stars de la rumba congolaise. Guy, peux-tu me dire le sens du refrain de original de Fally Ipupa Tiens ! les paroles sont un peu grivoises. En voici le sens : « Elle est bête […]

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© Wikimedia commons

Ce jour-là, Patrick en profita pour en savoir davantage sur la signification des paroles de certains tubes en lingala des stars de la rumba congolaise.

  • Guy, peux-tu me dire le sens du refrain de original de Fally Ipupa
  • Tiens ! les paroles sont un peu grivoises. En voici le sens : « Elle est bête Marie-Jeanne . Elle n’a pas peur de la bagarre. Voilà qu’elle est toute nue alors qu’elle se livre à la bagarre »
  • Ah ! Je n’aurais jamais parié que c’est un tout petit peu grivois

Et pour le plaisir de Patrick, on réécouta Original de Fally Ipupa et son rythme endiablé.

Puis ce fut le tour de Effrakata de Koffi Olomide.

Que des titres dansants prisés par les jeunes abidjanais branchés. Et pendant ce temps le Lushois et Vony Sherry profitaient de la connexion internet leur partagée par Patrice.

  • Il fait comment pour avoir des forfaits illimités ? se demanda le Lushois. Chez moi les forfaits illimités ça n’existe pratiquement pas.

A un moment, Patrice confia son téléphone à Vony pour qu’elle appelle ses membres de famille au pays. Visiblement, elle était très heureuse d’écouter les siens restés au pays. Il était normal pour elle qui venait pour la première fois sur le continent d’être légèrement impatiente de savoir comment allait sa famille et de rassurer quant à son voyage.

  • Je souhaiterais parler aux miens aussi
  • Sans problème, Guy

Puis il eut un moment où toute la maisonnée était tellement occupée à pianoter sur les téléphones que la conversation se tarissait. Les propos drôles et pleins d’esprit laissaient place à un silence gênant. Et c’est Maémi qui s’en émut. Obligeant le Lushois, à éteindre son téléphone :

  • Parfois ça ne jamais bon d’être blogueur et fan des réseaux sociaux

 

Lire aussi :

Un Lushois chez les Abidjanais (Cinquième partie)

 

 

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Un Lushois chez les Abidjanais (Cinquième partie) http://mpishi.mondoblog.org/2017/07/03/1203/ http://mpishi.mondoblog.org/2017/07/03/1203/#comments Mon, 03 Jul 2017 08:20:48 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1203 Attiéké par-ci, Aloko par-là. Sans oublier tout ce qui accompagnait comme le poisson cap, le poulet et la sauce. Les hôtes étaient bien gâtés. Du coup chacun ne levait la tête que pour placer un mot quant au gout délicieux de son plat. « Pourquoi je ne suis pas né Ivoirien », osa dire le Lushois Ce […]

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Attiéké par-ci, Aloko par-là. Sans oublier tout ce qui accompagnait comme le poisson cap, le poulet et la sauce. Les hôtes étaient bien gâtés. Du coup chacun ne levait la tête que pour placer un mot quant au gout délicieux de son plat.

« Pourquoi je ne suis pas né Ivoirien », osa dire le Lushois

Ce qui amusa les autres.

 

Par moment, Patrice prenait la parole pour dire un mot au sujet d’un des aliments.

« Attiéké est une semoule à base de manioc* qui constitue la denrée alimentaire la plus consommée à Abidjan. C’est vers le début de la journée que la population s’en va vers les points d’approvisionnement pour s’en procurer. On peut en manger aussi bien le matin, à midi que le soir. »

« Tiens ! » s’exclama le Lushois en pensant à son Bukari qui se mange rarement dans la matinée.

 

Bref, ils mangèrent bien ce jour-là. Un de ces repas où on découvre la culture d’un pays et par là même l’hospitalité de son peuple.

« Ah ! La Côte d’Ivoire ! Quel pays magnifique ! »

Un sourire complice de Maemi Ndri vint appuyer le remarque d’un homme séduit par la beauté de l’art de vie à l’ivoirienne.

Tout de suite après, le côté geek s’empara de tout le monde excepté Patrick. Smartphone en main nul ne voulait rater ce qui se disait à l’instant sur les réseaux sociaux. Et Vony désirait ardemment passer un coup de fil pour communiquer avec les siens restés à Madagascar.

« Guy, je suis amoureux de la musique congolaise », souffla Patrick.

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Un Lushois chez les Abidjanais (quatrième partie) http://mpishi.mondoblog.org/2017/05/03/un-lushois-chez-les-abidjanais-quatrieme-partie/ http://mpishi.mondoblog.org/2017/05/03/un-lushois-chez-les-abidjanais-quatrieme-partie/#respond Wed, 03 May 2017 07:00:36 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1190 A première vue, le domicile de Patrice Koffi était accueillant. Passé le seuil, les deux hôtes ne furent pas déçus. C’était bel et bien un charmant studio assez bien équipé. Et surtout, les deux occupants qu’on y trouva étaient volontiers souriants. D’abord, Maemi Ndri qui faisait office de « maîtresse du lieu » : Ce doit être elle […]

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A première vue, le domicile de Patrice Koffi était accueillant. Passé le seuil, les deux hôtes ne furent pas déçus. C’était bel et bien un charmant studio assez bien équipé. Et surtout, les deux occupants qu’on y trouva étaient volontiers souriants. D’abord, Maemi Ndri qui faisait office de « maîtresse du lieu » :

  • Ce doit être elle la fiancée de Patrice, songea le Lushois

Puis, Patrick qui était le grand ami du maître de maison.

Passées les présentations, on pouvait donc engager la conversation. Et c’est Maemi Ndri qui prit l’initiative :

  • Akwaba ! Quelles nouvelles ?

Mais les deux invités ne répondirent pas.

  • Chez nous à Abidjan, intervint Patrice, quand on demande quelles nouvelles c’est qu’on veut savoir comment vous allez et comment se porte votre pays.

Précisions qu’il aurait fallu apporter avant que Vony puis l’autre visiteur ne se mette à narrer comment était la vie au bled et ce qu’elle en pensait.

  • La RDCongo, mon pays, ne se porte pas mieux que la Côte d’Ivoire, lâcha celui qui venait tout droit du pays de Lumumba

Toutes fois, ils comprirent vite que l’ambiance risquait de devenir morose si l’on se mettait à disserter sur la politique et sur ce qui ne marchait pas ici et là.

« Pourquoi ne pas célébrer cet instant avec ce vin ? »

  • Youpi !

Une trentaine de minutes plus tard, les garçons sirotaient encore le bon cru quand les filles allèrent faire «un tour » à la cuisine. C’est Vony qui s’était proposé d’accompagner Maemi. On assistait là au début d’une grande amitié entre les deux jeunes femmes.

Dans l’espoir de pouvoir bientôt manger d’authentiques plats ivoiriens, le Lushois se frottait déjà les mains attendant qu’elles reviennent vite.

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Un Lushois chez les Abidjanais (Troisième partie) http://mpishi.mondoblog.org/2017/03/07/lushois-chez-abidjanais-troisieme-partie/ http://mpishi.mondoblog.org/2017/03/07/lushois-chez-abidjanais-troisieme-partie/#respond Tue, 07 Mar 2017 07:00:48 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1181 A leur arrivée à l’hôtel, ils avaient déjà un programme bien tracé pour la soirée qui arrivait : se rendre dans le quartier populaire de Yopougon pour manger des plats locaux et découvrir l’art de vivre à l’ivoirienne. Il ne fallait surtout pas « perdre du temps » car les jours à venir risquaient d’être trop chargés et […]

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A leur arrivée à l’hôtel, ils avaient déjà un programme bien tracé pour la soirée qui arrivait : se rendre dans le quartier populaire de Yopougon pour manger des plats locaux et découvrir l’art de vivre à l’ivoirienne. Il ne fallait surtout pas « perdre du temps » car les jours à venir risquaient d’être trop chargés et trop éreintants.

En tout cas la Malgache Vony Chery brulait d’envie de découvrir à quoi ressemblait la faune africaine :

« Je désire ardemment me rendre au Zoo d’Abidjan. Pour ma première visite sur le continent je souhaite voir des animaux comme l’éléphant et le lion ».

  • Chez toi à Madagascar il n’en existe pas ? interrogea Patrice
  • L’unique espèce emblématique de notre faune est le lémurien

Le Lushois remarqua que Patrice Koffi cherchait à savoir à quoi correspond vraiment un lémurien. Mais il était temps de sortir…

C’est ainsi qu’ils quittèrent l’hôtel aux alentours de 16 heures, heure d’Abidjan.

  • Il nous faut un taxi pour nous rendre à Yopougon, dit Patrice
  • Justement voici un taxi
  • Oui, mais ce n’est pas ce taxi là qu’on doit prendre. Là tu as affaire à un wôrô-wôrô*. Il ne peut effectuer les courses intercommunales.

Voilà une bien belle découverte pour un Lushois qui vient du pays où tout type de moyen de transport a le droit de se rendre n’importe où.

« Je sens que je vais m’éclater dans cette ville », songea-t-il.

Un trajet en voiture plus tard, ils atteignirent la très populaire Yopougon. Le temps de saisir la différence en termes de style architectural entre Cocody d’où ils venaient et la plus grande commune d’Abidjan.

  • La culture de cette ville tire ses racines ici, affirma fièrement Patrice. C’est ici que sont nés certaines des plus grandes stars du coupé-décalé par exemple.
  • Whaou ! s’exclama le Lushois, visiblement excité de savoir qu’il se trouvait sur un haut-lieu de l’histoire d’un genre musical qu’il avait appris à apprécier.

 

(*) : genre de taxi communal

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Un Lushois chez les Abidjanais (deuxième partie) http://mpishi.mondoblog.org/2017/02/03/1177-2/ http://mpishi.mondoblog.org/2017/02/03/1177-2/#comments Fri, 03 Feb 2017 07:00:58 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1177 Crédit photo : wikimédias commons Au sortir du hall, les premiers mots qu’il eut à l’adresse de Patrice furent : « vous avez un très bel aéroport, mon ami ». Ah ! ouais, fit Patrice pas assez convaincu. Pour en arriver à cette conclusion, le Lushois faisait la comparaison avec les seuls aéroports internationaux de son pays (Kinshasa et […]

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Crédit photo : wikimédias commons

Au sortir du hall, les premiers mots qu’il eut à l’adresse de Patrice furent : « vous avez un très bel aéroport, mon ami ».

  • Ah ! ouais, fit Patrice pas assez convaincu.

Pour en arriver à cette conclusion, le Lushois faisait la comparaison avec les seuls aéroports internationaux de son pays (Kinshasa et Lubumbashi) : aucune connexion au WIFI, pas assez de magasins de souvenir, une tracasserie administrative hors du commun…

« Pour venir chez moi, il faut d’abord le vouloir », songea-t-il.

C’est alors que vint le moment de faire connaissance avec une dame aux traits d’asiatique, souriante volontiers :

  • Bonjour, je m’appelle Vony Cherry. Je viens de Madagascar.
  • Ça alors ! et moi qui vous prenez pour une chinoise !
  • Ah oui ! ben, il faut dire que mes ancêtres viennent du sous-continent chinois.
  • Je m’appelle Guy Muyembe et voici mon partenaire Patrice Koffi.

Le Lushois apprit quelques instants plus tard que la Malgache venait à Abidjan dans le même cadre que lui : participer à l’Africa Web Festival, le plus grand événement du genre organisé sur le continent. Raison pour laquelle ils montaient à bord du même taxi loué par l’hôtel à leur profit.

  • Il y a le wifi à bord de ce taxi, fit le chauffeur, sentez-vous à l’aise !
  • Tiens ! J’avais justement envie de lire mes mails et faire un tour sur Facebook.

Intérieurement, le Lushois était émerveillé. Lui, qui était accro à internet, se voyait pour la première fois offrir du wifi gratuit à bord d’un transport en commun.

« Chez moi le taxi de ce genre, ça n’existe pas ».

Pendant ce temps, le véhicule déboulait sur l’avenue Valery Giscard D’estaind.

« Dans ce pays les rues portent encore les noms des chefs d’Etat de l’ancien pays colonisateur. Impensable chez moi », songea-t-il.

Vers les années 70, toutes les rues de la République démocratique du Congo avaient été tout simplement débaptisées. Aucune d’elle ne devait porter le nom d’un ressortissant de la Belgique, ancien pays colonisateur. C’était la mise en pratique de ce qui fut appelé « la Zaïrianisation ».

Après quelques minutes de navigation sur la toile, il leva les yeux de l’écran de son smartphone.

  • Je pense que je n’ai plus envie de naviguer, dit-il à l’adresse de tout le monde, je désire voir Abidjan
  • C’est vrai, s’exclama Vony, moi non plus je ne peux pas surfer et voir en même temps Abidjan !

Tout au long du trajet, les trois passagers prirent le temps de briser la glace et de trouver des centres d’intérêt commun : nourriture, vin, danse et internet. Ils avaient des personnalités différentes mais assez complémentaires pour les rapprocher. Vony, souriante et dotée d’un sens de la communication élevé. Patrice, calme mais bon vivant. Guy, timide mais assez curieux pour avoir des atomes crochus avec toute personne dotée d’une bonne humeur. Cela promettait des virées nocturnes et diurnes mémorables.

 

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Un Lushois chez les Abidjanais (première partie) http://mpishi.mondoblog.org/2016/12/19/1167-2/ http://mpishi.mondoblog.org/2016/12/19/1167-2/#comments Mon, 19 Dec 2016 06:00:13 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1167 Crédit photo: Wikimédias commons   C’est aux alentours de 11 heures que l’Airbus d’ Air Côte d’Ivoire atteint l’espace aérien éburnéen. Tout content de pouvoir enfin visiter le pays de Houphouët Boigny, le Lushois attacha sa ceinture, en vue de l’atterrissage. Soudain, le commandant de bord informa les passagers que l’avion n’allait pas atterrir tout […]

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Crédit photo: Wikimédias commons

 

C’est aux alentours de 11 heures que l’Airbus d’ Air Côte d’Ivoire atteint l’espace aérien éburnéen. Tout content de pouvoir enfin visiter le pays de Houphouët Boigny, le Lushois attacha sa ceinture, en vue de l’atterrissage.

Soudain, le commandant de bord informa les passagers que l’avion n’allait pas atterrir tout de suite. « L’aéroport est fermé car le président s’apprête à voyager. Nous allons devoir survoler Abidjan une trentaine de minutes. »

Quoi ? Une trentaine de minutes c’est tout de même trop, voyons !

Puis, un quart d’heure plus tard, le commandant de bord revint à la charge :

« Mesdames et messieurs, l’avion présidentiel n’a toujours pas décollé. Si rien ne se passe d’ici quelques minutes, nous serons obligés d’aller nous poser à Accra, au Ghana. »

Ceci provoqua un tollé général. Les réactions allèrent du simple « Ô mon Dieu ! C’est incroyable ! » au très violent « Pays de m*rde ! Il se prend pour qui ce président ? ».

Le Lushois pensa à son ami Patrice Koffi, qui l’attendait certainement à la sortie de l’aéroport.

-Je n’ai même pas le moyen de lui dire que je risque de ne pas le voir aujourd’hui, songea-t-il.

A travers le hublot, il vit une savanne parsemée çà et là de quelques constructions, signe que l’activité humaine destructrice et économiquement orientée était toute proche.  Mais il était difficile de se résoudre à regarder le même paysage de temps en temps. Il sentit monte en lui l’impatience et un début de sauts d’humeur.

Il eut plus de peur que de mal car l’avion fut finalement autorisé à atterrir à Abidjan, une vingtaine de minutes plus tard. Voici le voyageur tout content de poser ses pieds sur les pavés de la ville du « coupé-décalé ». Il eut déjà très envie de profiter au maximum de son temps libre pendant son séjour d’une semaine.

Il remarqua avec plaisir qu’un homme se tenait dans le hall avec une pancarte portant son nom. « Sans doute un employé de l’hôtel ».

Tandis qu’il allait vers cette pancarte, il fut interpellé par une voix plutôt familière. Se retournant vers la gauche, il aperçut Patrice Koffi.

« Whaou ! Enfin je le vois ! »

Le temps que le taxi arrive, il ne pu résister au besoin de prendre place dans un fast-food pour pour bavarder avec cet ami, qu’il connaissait uniquement via les réseaux sociaux et le téléphone.

«Tu es plutôt du Congo-Brazza ou de l’autre Congo ? »

-Je suis ressortissant de l’autre Congo dont la capitale est Kinshasa.

« Vous utilisez quelle monnaie ? »

-Notre monnaie est le Franc congolais

« Ah ! Il n’y a pas de Franc CFA là-bas, donc ! Tu sais, le Congo et le Cameroun sont les deux pays africains que j’aimerais visiter bientôt.»

Le taxi étant arrivé, les deux jeunes gens furent obligés de quitter le lieu de leurs retrouvailles.

« Bienvenu à Abidjan, l’ami »

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Eseka: les réseaux sociaux sont ils à blâmer? http://mpishi.mondoblog.org/2016/11/07/eseka-reseaux-sociaux-a-blamer/ http://mpishi.mondoblog.org/2016/11/07/eseka-reseaux-sociaux-a-blamer/#comments Mon, 07 Nov 2016 07:00:56 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1159 Le vendredi 21 octobre a été surnommé « vendredi noir » par les camerounais à cause du drame d’Eseka. Il s’est dégagé une certaine unanimité quand il s’est agi de déplorer ce drame. A ma connaissance personne ne s’est publiquement réjouit de ce que des centaines de pauvres gens ont perdus leurs vies. La controverse […]

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Le vendredi 21 octobre a été surnommé « vendredi noir » par les camerounais à cause du drame d’Eseka. Il s’est dégagé une certaine unanimité quand il s’est agi de déplorer ce drame. A ma connaissance personne ne s’est publiquement réjouit de ce que des centaines de pauvres gens ont perdus leurs vies.
La controverse est née par rapport à la responsabilité des pouvoirs publics et ceux qui les incarnent dans la survenue de l’accident. Les réseaux sociaux (unique moyen d’expression libre dans un pays soumis à la dictature) s’en sont mêlés et ça s’est très vite emballer. Les uns ont vu dans cette dérive des utilisateurs de ces nouvelles technologies la preuve qu’elles sont juste bon à encourager la sédition. D’autres ont pensé qu’on pouvait mieux faire derrière son écran de smartphone ou d’ordinateur. La camerounaise Anne-Marie Befoune a répertorié une série de tweets « pourris » et en a exprimé son indignation.
Je ne suis pas de ceux qui blâmeraient les réseaux sociaux en dépit de tout ce qui y a été fait (folles rumeurs, injures publiques, blagues douteuses…). Ce, pour trois raisons.

Le cas du Cameroun n’est pas sans précédant
Lors de la série d’attentats ayant touché la France depuis la fin de l’année 2015, des folles rumeurs ont toujours circulé sur les réseaux sociaux. Des publications racistes y ont été postées. Des tweets appelant au meurtre ont été publiés. On en dirait autant d’autres pays qui ont vécu des événements similaires.
Non, le Cameroun n’est pas le premier à faire face à l’emballement de ses twittos.

Seul exutoire des frustrations des citoyens


Si j’étais dirigeant camerounais, je me serais exclamé : « heureusement les réseaux sociaux sont là ! »
Ces moyens de communication permettent aux citoyens de crier leur colère sans descendre dans la rue et sans casser. Les frustrations endurées par les camerounais (à l’instar des autres peuples d’Afrique) sont nombreuses et on ne doit pas s’attendre que ceux-ci restent indéfiniment sans réaction.

L’incurie des autorités


On devrait s’interroger sur la réponse des autorités face à la circulation des rumeurs et autres trucs toxiques sur Twitter, Facebook et Whatsapp. Il est de notoriété publique que ceux qui nous représentent n’ont jamais été les champions de la communication tous azimuts. Et quand un événement du genre de celui d’Eseka survient, leur première reflexe est celui de démentir ou alors de minorer son importance. On ne doit pas s’attendre que tel utilisateur de Twitter lambda se garde de relayer telle fausse information alors que du côté des pouvoirs publics c’est silence radio.

Il y a tellement à dire par rapport à ce qui s’est passé ce jour-là au pays de Paul Biya. Je ne m’étalerais pas sur le fameux communiqué (ou décret) de celui-ci signé à Yaoundé au moment où il résidait en Suisse depuis des mois.
Je termine par cette question : les réseaux sociaux ont-ils signé un accord avec la société camerounaise stipulant que rumeurs et injures y sont bannies ?

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Et je devenais un chrétien tolérant (*) http://mpishi.mondoblog.org/2016/10/25/devenais-chretien-tolerant/ http://mpishi.mondoblog.org/2016/10/25/devenais-chretien-tolerant/#respond Tue, 25 Oct 2016 08:23:42 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1152 Je me souviens de l’époque où je croyais profondément qu’en dehors de ma religion, toute autre idéologie était absurde et devait être combattue.

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Crédit photo: pixabay.com

Je me souviens de l’époque où je croyais profondément qu’en dehors de ma religion, toute autre idéologie était absurde et devait être combattue. J’en voulais à ceux qui ne partageaient pas ma foi. A leur tête il y avait les pratiquants des religions « arriérées », léguées par nos ancêtres. Je les classais dans la catégorie « sorciers à éliminer au plus vite ». Il y avait les cultes d’origine orientale comme le bouddhisme et l’hindouisme. Je les classais dans la catégorie « dangereux magiciens dont il faut se méfier ». Et puis, dans le « hors catégorie » j’avais mis l’Islam. J’étais habité par une haine mêlée de crainte envers la communauté islamique.

Une chose est sûre : il y avait très peu de personnes pratiquant l’une des religions ci-haut citées dans la ville où je vivais. Je devais le peu de connaissance que j’en avais aux histoires que me racontaient mes amis, parents et autres proches.

A l’école, Il y eut l’année où un chapitre du cours d’Histoire fut consacré à l’Islam et à son fondateur. Ce fut une grande découverte pour moi à l’époque. Et comme j’avais foi en mes professeurs, je n’ai jamais osé mettre en doute cette leçon. Pour autant je n’étais pas disposé à cesser d’être méfiant envers les musulmans.

Comment suis-je donc devenu le chrétien tolérant que je suis ? Comment se fait-il que, aujourd’hui, je sois si bienveillant envers les gens qui ne partagent pas ma foi ?

L’année du bac (En RDC, ça s’appelle Examen d’Etat), un condisciple vint me voir : « je pense qu’on devrait former un groupe d’études pour mieux préparer les épreuves ensemble». Il se trouve qu’il était justement musulman. Il était si bienveillant et surtout si ouvert d’esprit (je n’exagère rien puisque je le connaissais depuis 4 ans) que j’acceptai.

  • Pourquoi pas ? Tout le monde a à y gagner en se mettant ensemble pour préparer les épreuves du bac.

Depuis lors, nous sommes devenus amis…

Et quand un soir je l’ai vu prier comme moi afin d’exorciser la peur de l’échec, mon regard à propos de l’Islam changea. Loin de considérer cette différence purement artificielle inhérente à la religion, je commençais à voir en lui un être humain doté de raison et des émotions comme moi.

(*): histoire inspirée de ma propre expérience

 

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Quand nos présidents tweetent http://mpishi.mondoblog.org/2016/08/09/1140-2/ http://mpishi.mondoblog.org/2016/08/09/1140-2/#comments Tue, 09 Aug 2016 07:00:12 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1140 On connaît leur attrait pour les belles voitures et les costumes de marque. Depuis quelques temps, nombre d’entre eux se « passionnent » pour le web 2.0. Page Facebook ou compte Twitter, nos chefs ne veulent pas être à la marge de cette révolution des outils de communication pensés et promus depuis la Silicon Valley. A priori, […]

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On connaît leur attrait pour les belles voitures et les costumes de marque. Depuis quelques temps, nombre d’entre eux se « passionnent » pour le web 2.0. Page Facebook ou compte Twitter, nos chefs ne veulent pas être à la marge de cette révolution des outils de communication pensés et promus depuis la Silicon Valley.

A priori, il n’y a pas de raison de croire que l’utilisation qu’ils en font serait différente de celle de leurs concitoyens : les réseaux sociaux servent à communiquer directement avec un certain nombre de gens sans intermédiaire. D’où certaines libertés qu’on peut s’autoriser, comme l’absence d’un ton solennel ou le rejet du langage châtié propre aux classes supérieures. Mais à y regarder de près, ils se prennent trop au sérieux quand ils publient du contenus sur leurs pages. Cela se traduit par l’emploi systématique du pronom « Je » (ou du « I » chez les anglophones). On a lors affaire à des tweets du genre : « J’ai signé un décret… », « J’ai accompagné ma femme au marché… », ou encore « Je viens de boire un café ».


Et si nos chefs d’Etat d’Afrique s’appropriaient cette liberté qui fait la particularité du net ? Et si le temps de pianoter sur les écrans de leurs smartphones hors de prix ils oubliaient qu’ils sont aux commandex de vastes étendues de terre ? Sachant que la majorité de personnes censées les suivre sur Twitter ou censées aimer leurs pages Facebook sont des jeunes gens de moins de 25 ans, j’ai du mal à croire qu’ils y trouvent leur compte. Franchement, entre une publication totalement originale d’un sportif et celle trop solennelle d’un président africain, le jeune homme branché d’un quartier d’Abidjan se passionnerait pour ce que fait le premier. Ça l’aide à oublier sa galère quotidienne et c’est déjà ça.

Je ne suis pas en train de dire que leurs excellences devraient se comporter telles des stars d’Hollywood ou des champions de football européens. Je voudrais plutôt qu’ils arrêtent de considérer leur présence sur les réseaux sociaux comme un moyen de prolonger la propagande des médias d’Etat (nous en sommes déjà lassé par ailleurs).

Voici donc, toute proportion gardée, une sélection de tweets caractéristiques de ce que font nos grands hommes sur leurs espaces virtuels. Sélection réalisée grâce à l’’outil Storify:

 

 

 

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Donald trompe http://mpishi.mondoblog.org/2016/07/25/donald-trompe/ http://mpishi.mondoblog.org/2016/07/25/donald-trompe/#comments Mon, 25 Jul 2016 07:00:35 +0000 http://mpishi.mondoblog.org/?p=1128 credit photo: nwherald.com Voici donc « Oncle Donald » lancé comme une balle de football dans la course à la Maison Blanche. Avec un peu de chance, il pourrait devenir « l’homme le plus fort du monde » – on peut toujours discuter de ce concept. Que fait l’homme le plus fort du monde tandis que le Moyen-Orient est […]

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credit photo: nwherald.com

Voici donc « Oncle Donald » lancé comme une balle de football dans la course à la Maison Blanche. Avec un peu de chance, il pourrait devenir « l’homme le plus fort du monde » – on peut toujours discuter de ce concept. Que fait l’homme le plus fort du monde tandis que le Moyen-Orient est à feu et à sang ? Pourquoi n’est-il pas capable de nous débarrasser de chefs d’Etat voyous tels que Robert Mugabe et Yaya Djammey ?

Je disais donc que la personne qu’on appelle Donald Trump alias « Monsieur Trompe » est à une marche du bureau ovale, la résidence des présidents américains. Je veux bien croire ces chers devins des temps modernes (les instituts des sondages, pour ne pas les nommer) quand ils prédisent sa défaite face à Hillary Clinton (improprement qualifiée de dame de fer par quelques médias en perte d’influence). Ils étaient toujours aussi sceptiques quand le milliardaire lançait sa campagne pour l’investiture républicaine. Que de conclusions faites sur base des calculs de probabilité : « le phénomène Trump est un tube d’été », « il est trop borné pour attirer le suffrage de la majorité des sympathisants du parti conservateur »… bref, des déclarations en veux-tu en voilà.

Capture d'ecran
capture d’écran Facebook

Quoi qu’il arrive au mois de novembre prochain, son investiture restera dans les annales de l’histoire politique des Etats-Unis (au même titre que l’investiture de Barack Obama par le parti démocrate), comme un pied de nez à l’establishment d’un parti qu’aurait voulu s’accaparer la dynastie des Bush.

Il ne me reste plus qu’à souhaiter bonne chance au candidat républicain. Car je ne suis pas de ceux qui poussent la mauvaise foi jusqu’à souhaiter publiquement la défaite d’une personne qui a remporté haut la main une série d’élections démocratiques et transparentes. Au moins on ne l’accuserait pas d’avoir bourré des urnes et mis en place une commission électorale toute acquise à lui (ce sont les chefs d’Etat de l’Union africaine qui vont être contents de cette dernière remarque).

J’ai cependant quelques réserves par rapport à la capacité du candidat à assumer  ses dires. Oui Donald trompe car il prétend mettre fin à l’immigration vers les Etats-Unis alors que ce pays s’est bâti sur base de l’immigration. Oui Donald trompe car il veut faire croire qu’il n’a pas besoin des voix des minorités raciales sachant que depuis quelques années on ne peut remporter la présidentielle américaine sans les voix de ces minorités. Oui Donald trompe car il argue qu’on peut résoudre le problème de sécurité au sein de la société américaine sans régler la question de la détention d’armes de tous calibres par des millions d’individus.

Comme pour paraphraser madame Clinton, je dirais : « l’Amérique mérite mieux que ça ».

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